ces jadis où les minutes jamais ne se lassent
de tous les embruns des soirs de brume,
elles se glonflent de ce vent furieux de croire
des voiles que l’attente immobile grignote
je voulais seulement vous murmurer
que je dois partir
effleurer l’exil de ma lande
au babil de mon coeur immobile
je désire juste m’endormir sous l’aurore
m’assoupir sous la béance du ciel
et sous l’aube d’une étoile d’or
simplement, oui simplement trouver mes ailes
cavaler contre les flancs de la terre
brûler les pavé, courir si vite courir si fort
à en perdre mon haleine, mon endort
au passage rattrapper la vie qui m’erre
chahuter mon vagabond qui décroche à mon âme
réanimer la flamme qui gît sous mon antre-giron
puis rhabiller l’ombre du clown triste
je voulais partir sans même vous le dire
mais là encore, je reste…